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La
puissance est la qualité physique fondamentale par excellence et ce, dans le
sport en général, le cyclisme en particulier.
La puissance est la qualité physique fondamentale par excellence et ce, dans
le sport en général. En cyclisme, il est inutile de prouver son importance.
Beaucoup d'erreurs sont encore commises à son propos. Nous allons donc la
définir et voir pourquoi et comment la développer.
La puissance est l'association de la force et de la vélocité : Puissance =
Force x Vélocité.
Il existe en effet en cyclisme un rapport entre la force et la vitesse : plus
la fréquence de pédalage est importante, moins on applique de force pour
entretenir le mouvement.
Concrètement, la vélocité est représentée par la fréquence de pédalage et la
force est représentée par le développement (le braquet). La puissance est
donc la vitesse de déplacement.
Cela ne veut toutefois pas dire que deux coureurs, roulant à la même vitesse,
développent la même Puissance. Ceci car ils ont des paramètres individuels
différents comme l'aérodynamisme et surtout le poids. Ces paramètres influent
sur la force à développer pour se déplacer. En effet, le cycliste le plus
lourd devra appuyer plus sur les pédales pour rouler à la même vitesse que
son camarade. En réalité, plus que la puissance développée, c'est le rapport
Poids/Puissance qui est le plus important.
On confond souvent Force et Puissance. Lors des derniers Tour de France, on
entendait souvent dire qu'Ullrich etait plus puissant qu'Armstrong. C'est
peut être vrai dans l'absolu. Pourtant, Armstrong va plus vite, ce devrait
donc être lui le plus puissant.
On peut simplifier le problème de la manière suivante : Plaçons la puissance
sur une échelle graduée : à une extrémité, la force à l'autre, la vélocité.
Armstrong se situe plus du côté Puissance - Vélocité et Ullrich se situe plus
du côté Puissance - Force. Mais cela ne veut pas dire que l'un est plus
puissant que l'autre.
Quant à leur rapport Poids/Puissance, rien n'indique que celui d'Armstrong
est meilleur que celui d'Ullrich. Car, même s'il y a une différence de poids,
elle peut être compensée par une puissance plus élevée.
Ce qui induit les gens en erreurs, c'est le fait que l'Allemand utilise de
plus gros braquets pour aller à une même vitesse. En montée, il est donc
obligé d'avoir des développements relativement importants pour suivre
l'Américain. Ce qui engendre, d'une part une fatigue musculaire plus précoce
et d'autre part, une dépense énergétique plus importante.
Tout cela pour dire qu'il est indispensable d'optimiser son niveau de
Puissance. Pour preuve, si on analyse une course (régional en circuit par
exemple), on s'aperçoit qu'elle ne est qu'une suite d'à-coups, provoqués par
des changements de rythme, des attaques, des relances…l'ensemble de ces
efforts de très haute intensité nécessite une Puissance importante et que
celle-ci soit répétée dans le temps.
Il faut savoir qu'il existe plusieurs Puissances : la Puissance Maximale
Anaérobie, la Puissance Moyenne, le Puissance Maximale Aérobie (PMA)... Ici,
par souci de clarté, nous allons seulement nous intéresser à cette dernière.
La PMA est donc la puissance maximale développée lors d'un effort aérobie à
intensité maximale, par exemple lors du test VO2max. Elle est la conséquence
physiologique de la puissance musculaire. Elle correspond à des efforts
réalisés au dessus du seuil (> 90% de FC max).
Mais attention, la puissance ne se développe pas n'importe comment. Car il
faut savoir que la vélocité est beaucoup moins entraînable que la force.
L'objectif est donc de développer la force, au moyen d'exercices spécifiques,
tout en travaillant ou en entretenant la vélocité.
Il existe encore bon nombre de cyclistes qui pensent travailler en Puissance
en faisant de longues sorties sur la plaque à allure régulière. Mais ces
efforts n'ont rien à voir avec la réalité des compétitions.
C'est pourquoi de nouvelles techniques d'entraînement cyclistes ont été
développées. Basées sur des séances courtes (1h30), elles permettent
d'effectuer du travail très spécifique, tout en limitant la fatigue.
L'objectif de ces séances est multiple :
- augmenter la PMA
- augmenter le VO2 max
- augmenter le temps de maintien de PMA
- diminuer le temps de récupération entre plusieurs efforts à PMA.
Elles consistent, après un échauffement adapté, à réaliser des efforts en
force, en Endurance Intermittente (EI), à PMA, en Intervalle Training…,
entrecoupés de récupération plus ou moins longues selon le travail, suivis
d'un retour au calme.
L'intensité des efforts doit être contrôlée par l'intermédiaire du cardio,
mais s'il n'est pas évident de cibler précisément le travail effectué à PMA,
du fait de la durée parfois très courte des intervalles. Cependant, au bout
d'un certains nombres de répétitions, le cardiofrequencemètre est un
excellent moyen de contrôle, malgré le fait que les premiers efforts soient
réalisés sans que les cyclistes n'aient atteint leur plage de fréquence
cardiaque cible.
Pour conclure, il faut retenir que la puissance est indispensable en cyclisme
et qu'avant de penser à perdre du poids à tout prix pour améliorer son
rapport poids-puissance, il vaudrait mieux penser à augmenter sa puissance
efficacement. Fini les longues sorties en club de 3h30 sur la plaque pour la
développer. Jamais ce genre de séance n'a reflété le type d'efforts réalisés
lors d'une course. Des méthodes d'entraînement modernes existent et
permettent, d'une part, de développer son niveau de puissance de façon
efficace et, d'autre part, de limiter la fatigue. Ainsi, on peut, dès le
lendemain, enchaîner sur une autre séance d'entraînement.
Source :
velo101
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